top of page

Périménopause et ménopause : quand on ne se reconnaît plus tout à fait

  • 4 juil.
  • 4 min de lecture

Fatigue, sommeil perturbé, irritabilité, brouillard mental, rapport au corps qui change,

émotions plus vives… La périménopause et la ménopause ne se résument pas à

quelques symptômes physiques : elles peuvent venir bouleverser bien plus que cela.

On parle souvent de la ménopause à travers quelques symptômes bien connus : les

bouffées de chaleur, l’arrêt des règles, parfois la prise de poids. Mais dans la réalité, la

périménopause et la ménopause sont souvent bien plus vastes que cela.


Pour beaucoup de femmes, c’est une période où quelque chose bouge en profondeur.

Le corps change, bien sûr. Mais il n’y a pas que le corps. Le sommeil devient plus fragile. Les émotions peuvent devenir plus intenses. La mémoire ou la concentration semblent moins fiables. On se sent plus irritable, plus vulnérable, parfois plus fatiguée que d’habitude sans toujours comprendre pourquoi. Et il peut y avoir, au fond, cette sensation troublante de ne plus se sentir tout à fait comme avant.


La périménopause et la ménopause ne se vivent pas seulement dans le corps


Bien sûr, il y a les manifestations physiques: Les cycles qui deviennent irréguliers, les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, le sommeil qui se dérègle, la fatigue qui s’installe plus vite, une prise de poids ou une silhouette qui change alors même que l’on n’a pas l’impression d’avoir changé grand-chose à ses habitudes... Mais la périménopause et la ménopause peuvent aussi se vivre de manière beaucoup plus diffuse, plus difficile à expliquer. Comme si quelque chose s’était déplacé à l’intérieur.


Certaines femmes parlent d’un brouillard mental : elles cherchent leurs mots, oublient

des choses, se sentent moins claires, moins concentrées, moins efficaces qu’avant.

D’autres décrivent surtout une hypersensibilité émotionnelle, une irritabilité inhabituelle,

une anxiété plus présente, une baisse de moral, ou la sensation d’être plus facilement

débordées. Et parfois, il n’y a pas un symptôme spectaculaire, mais plutôt une accumulation de petits décalages : moins d’énergie, moins de patience, un rapport au corps plus difficile,

une impression d’être à fleur de peau, ou de devoir fournir beaucoup plus d’efforts pour

rester soi-même.


Quand on ne se reconnaît plus tout à fait


Ce qui peut être particulièrement déstabilisant dans cette période, c’est qu’elle touche

souvent plusieurs plans en même temps. Il y a le corps, bien sûr, avec ses changements parfois visibles, parfois invisibles. Il y a le sommeil, qui influence tout le reste. Il y a la mémoire, la concentration, la charge mentale. Il y a aussi le rapport à la féminité, au désir, à l’intimité, à l’image de soi. Et puis il y a la vie autour. La périménopause ou la ménopause arrivent souvent à un moment où beaucoup de choses sont déjà en mouvement : les responsabilités professionnelles, les enfants qui grandissent, les parents qui vieillissent, la fatigue accumulée, les questions de couple, le rapport au temps qui passe. C’est pour cela que cette période peut parfois avoir une telle intensité. Parce qu’elle ne se résume pas à une question d’hormones. Elle vient parfois toucher quelque chose de plus large : la manière dont on habite son corps, sa place dans sa vie, sa relation à elle-même.


Toutes les femmes ne vivent pas la périménopause ou la ménopause de la même

façon. Certaines traversent cette étape avec peu de symptômes. D’autres la vivent

comme un véritable bouleversement.


Des symptômes fréquents... mais encore trop peu nommés


Parmi les manifestations fréquentes, on retrouve notamment :


• les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, qui peuvent perturber les nuits et

fragiliser l’équilibre émotionnel ;

• les troubles du sommeil, avec des réveils nocturnes, une difficulté à se rendormir ou la

sensation de ne plus récupérer vraiment ;

• la fatigue et la baisse d’énergie, avec le sentiment d’avoir moins d’élan ou moins de

réserve qu’avant ;

• le brouillard mental, qui peut rendre plus difficile le fait de trouver ses mots, se

concentrer ou organiser ses pensées ;

• l’irritabilité, l’anxiété ou les émotions plus vives, parfois difficiles à comprendre ou à

contenir ;

• les changements corporels, comme la prise de poids abdominale, la sensation de

gonflement ou un rapport au corps plus conflictuel ;

• les changements dans la sexualité et l’intimité, qu’il s’agisse du désir, du confort

pendant les rapports ou du rapport à la féminité.


Pourquoi cette période peut-elle être si difficile à vivre?


Le plus difficile n’est pas toujours l’intensité d’un symptôme en particulier. C’est parfois

le fait de ne plus comprendre ce qui se passe, de se sentir seule avec ça, de ne pas

savoir si ce que l’on vit est normal, de ne plus se sentir tout à fait alignée avec soi-

même.


Mettre des mots sur cette période peut déjà changer beaucoup de choses. Non pas pour

tout expliquer ou tout résoudre, mais pour sortir du flou, du doute, de l’isolement.


Parler de la périménopause ou de la ménopause, ce n’est pas dramatiser. Ce n’est pas

non plus pathologiser chaque émotion ou chaque fatigue. C’est simplement reconnaître

qu’il s’agit d’une vraie transition de vie, qui peut avoir des répercussions physiques,

psychiques, relationnelles et identitaires. Et quand on traverse une période de transition, il est souvent précieux de ne pas rester seule avec ce que l’on vit.


Pouvoir dire « je dors mal », « je ne me reconnais pas », « je me sens plus irritable », «

je ne comprends pas ce qui m’arrive », « je me sens moins solide qu’avant », et

entendre que d’autres femmes vivent des choses proches, cela peut déjà être

profondément apaisant.


Chez Senda Santé, nous souhaitons proposer aux femmes un lieu où cette période

puisse être abordée autrement : avec douceur, sérieux, humanité et sans tabou.



Commentaires


bottom of page